Konishiwa les amis! Comme vous vous en doutez, on l’a eu notre train pour Hiroshima. On avait même un poil d’avance. 5h de Shinkasen et hop, nous voilà à 800km de la capitale. On est bien loin de la vieille locomotive à vapeur. Super rapide (jusqu’à 350km/h et même 500km/h en projet pour 2027), joli design et top confort, c’est vraiment la classe! Une expérience incontournable lors d’un voyage au Japon. Je vous épargne les détails du genre la rigueur dans les files d’attente et les basiques nippons comme la ponctualité, la propreté, etc. Déjà dit, dit et redit… mais tellement appréciable et toujours hallucinant! En ce dimanche 8mai, on a donc dit au revoir à Tokyo (et à son beau soleil!) pour une semaine de trip en campagne.
Notre périple a en effet débuté tout au sud de la grande île d’Honshu dans la tristement célèbre ville d’Hiroshima. Comme par hasard, une petite pluie et un ciel bien gris étaient au rendez-vous de cette journée de visite qui s’annonçait particulièrement pleine de gaieté. Vraiment parfait! « Là, c’est le ponpon », c’est un peu ce qu’on s’est dit de bon matin devant un tel tableau. Cela dit, on n’a pas regretté une seconde notre passage ici. D’une part parce que ça a été l’occasion pour nous de découvrir les « plastic bags » pour parapluies mouillés à l’entrée des magasins et… non je plaisante! C’est vrai que notre petite balade dans les boutiques de la ville (avec parapluies prêtés par la nana de l’accueil, thanks, elle était chouette cette auberge!) a été finalement plutôt intéressante mais le plus marquant c’était bien sûr le Mémorial A Bomb et le musée… saisissant! On était nombreux à avoir les larmes aux yeux devant tant de cruauté. C’est fou ce dont l’homme est capable envers les siens! Évidemment, on sait tous que la guerre c’est moche et blablabla mais je vous assure que ça fait quelque chose d’être là et de voir de ses propres yeux les photos et objets exposés au musée. J’en ai la chair de poule rien que d’y repenser! D’ailleurs, histoire de vous cultiver un peu dans l’horreur, quelques infos en vrac que j’ai retenu. 8h15, lundi 6 août 1945… ça y est la bombe est larguée. Elle détruit tout sur 2km et cause d’énormes dégâts à 5km à la ronde. Les « survivants », compléments hébétés par le choc, errent dans les rues tels des zombies avec lambeaux de peau et vêtements déchiquetés par la vitesse du souffle (1500km/h). Il y aura 140.000 décès. La photo du « mushroom cloud » qu’on a tous vu dans les livres d’histoire-géo a été prise à 6km de là et plus de 15minutes après l’explosion, celle-ci ayant eu lieu à 600m au dessus du sol créant une boule de feu de plus de 3000degrés. S’en est suivi la propagation d’une gigantesque poussière et de la radioactivité (avec des conséquences à court et à long terme sur la peau, les organes reproducteurs et digestifs, et enfin la moelle osseuse) facilitée par la « black rain » qui a sévit une demi heure plus tard. La totale quoi! Malgré tout, petite lueur d’espoir (parce que oui oui… la vie est belle!) avec l’histoire de la petite Sadako. Atteinte quelques années après d’une leucémie secondaire à cette foutue radioactivité, cette jeune fille est devenue un symbole d’amour et de joie avec ses oiseaux en papier origami. Journée forte en émotion donc mais sympa en fin de compte avec tous ces écoliers qu’on a vu en mode uniforme et photo de classe, certainement en sortie scolaire. On en croisera énormément un peu partout cette semaine là.
On a ensuite pris la route vers Miyajima, petite île non loin de là qui ne manquait pas de mystère avec cet épais brouillard qui la ceinturait lors de notre arrivée en ferry. On a débarqué en fin d’aprem avec nos gros sacs sur le dos à la recherche de notre petit nid douillé réservé sur internet des mois auparavant… et toujours cette petite pluie qui finit par nous agacer. Rhhh, on a plus les parapluies! Assez désagréable quand on cherche son chemin et que le jour décline, surtout que je me faisait courser par une biche (oui, il y en a un paquet sur l’île!). « Mais il est où ce p… de ryokan?! Bambi veut me bouffer mon sac »… Marianne était morte de rire! On a finit par le trouver ce logement et là… coup de cœur! Maison traditionnelle géniale et proprio adorablissime, notre rayon de soleil. Il nous offrira même des parapluies et petites clochettes porte-bonheur en partant. Cette escale à Miyajima restera un temps fort de notre voyage au Japon. On a beaucoup aimé et ce malgré le mauvais temps qui ne nous a pas trop empêché de profiter du fameux Torii flottant, si spécial avec ses pieds dans l’eau à marée haute, et du très joli sanctuaire d’Itsukushima juste à côté. On a aussi passé une soirée sympathique dans un bon restaurant et fait notre premier dodo sur un futon. Pas mal du tout finalement cette histoire! Un grand nombre d’autres choses à faire dans le coin, on aurait bien aimé y rester plus longtemps.
3ème étape : Kyoto. On nous en avait dit que du bien et on attendait ça avec impatience. Peut-être un peu trop! On a déchanté direct en arrivant dans l’appart qu’on avait loué à Nobuko. Internet qui déconne et ameublement plus que sommaire (je veux bien que le style japonais soit épuré mais enfin, pas même une chaise pour s’assoir!)… je ne saurais l’expliquer mais je m’y sentais pas bien. « C’est sûr, on va pas trop traîner ici dedans »! Marianne quant à elle déplorait le ménage non fait. Mis à part cette légère déconvenue, on a bien aimé notre séjour à Kyoto… sans pour autant avoir le coup de foudre escompté! Oui je sais, je prends le risque que tout le monde me saute dessus et me jette des pierres en disant cela. On touche pas à la perle du Japon! C’est vrai que la ville est belle et séduisante avec tous ces temples et la nature qui l’entoure mais il y avait définitivement trop de monde lors de notre venue pour l’apprécier à sa juste valeur. Ça a été même pénible à certains moments comme par exemple au Pavillon d’or de Kinkaku-ji. Une foule qui se bousculait pour prendre la « photo carte postale », visite insupportable! Cela dit, on y a fait la meilleur pause déjeuner du voyage dans un petit resto de bric et de broc trouvé par hasard dans les environs et tenu par un couple de vieux Japonais trop mignons! Imaginez la scène : mamie nous cuisinait un bon fried rice pendant que pépé avec sa casquette s’affairait derrière le comptoir où trônaient tout un tas de petits objets rigolos… et le tout avec Céline Dion en fond sonore! Génial! On a bien ri en chantant à tue-tête « And that’s the way it is » avec la vieille. Vidéo plutôt comique. Un excellent souvenir, un des meilleurs même. Le marché coloré de Nishiki, le quartier des Geishas et le temple Kyomizu-era ou encore les 30.000 torii dans la fôret de Fushimi Inari ont été aussi l’occasion de balades fort attrayantes. Et ma découverte préférée… le magnifique jardin Ginkaku-ji. Captivant! Petite déception toutefois pour le spectacle du Gian Corner. Le vrai truc à « toutou », je m’attendais à autre chose. On a terminé avec une super virée au temple et à la bambouseraie d’Arashyiama à quelques kilomètres au sud de Kyoto. On y a mangé de bons sushis (les meilleurs en fait je crois!) au resto « Barre de sushi ». Lol. Ils adorent tout ce qui est un peu frenchy ici, ce qui donne lieu à des traductions loufoques parfois! Bref, une bien belle halte que celle de Kyoto city, même si un chouillat moins spectaculaire que prévu. Peut-être est-ce lié à l’excitation des premiers jours au Japon qui retombe peu à peu? Ou à la fatigue qui s’accumule? Oui, c’est certainement ça. Je vous rappelle que nos nuits sont courtes. Enfin, surtout les miennes parce pour Marianne le bandeau sur les yeux fait des miracles!
Le 13 mai on a quitté Kyoto pour une bonne heure de train en direction de la ville de Nara à l’est. Organisation des plus parfaites jusque là, on était de vrais « machines » comme Marianne s’amusait souvent à le dire! Oui, mais en ce vendredi 13 un petit grain de sable (ou plutôt de riz, hi hi!) est venu enrayer la maquina! On avait pourtant prévu une superbe fin de journée dans un ryokan traditionnel avec onsen et tout et tout… « près de Nara » selon le site de réservation en ligne! Il s’est finalement avéré que le dit hôtel se trouvait aux fins fonds de la montagne à Yoshino soit à plus d’une heure de la gare de Nara (et ceci à condition que tout se passe bien car 3 changements de trains sur la route)… sans compter qu’il fallait ensuite monter en funiculaire jusqu’au sommet! On apprend cette bonne nouvelle en questionnant la nana du Point Info de la gare qui par miracle parle français. « Ahhhhhhhhh, super! ». Et Marianne qui doit être à Tokyo demain soir pour son vol retour vers Paris?! Il est plus de 18h. Ça va faire un peu juste pour aller « siffler là haut sur la colline » je crois! Arriver by night là-bas puis devoir redescendre tôt le lendemain matin pour visiter Nara en quatrième vitesse et retourner à la capitale dans l’aprem… trop c’est trop! Après mûre (et même très mûre!) réflexion, on annule la nuit dans le ryokan avec l’aide de notre nouvelle copine de l’office de tourisme qui finit par se prendre « au jeu ». Elle nous réserve au pied levé une nuit dans une auberge de jeunesse de Nara et nous obtient même une réduc. Elle était à fond! Trop drôle. Bon, à vrai dire on s’est un peu moins bidonnées en voyant l’auberge hyper basique et même un peu cracra quoique bien située, c’est déjà ça. Étonnant ce manque d’hygiène, première fois qu’on voit ça au Japon! Bref, super la dernière soirée de vacances de Marianne! Elle non plus n’a pas échappé à la malédiction de fin de voyage qui touche tous mes « guests » depuis janvier. Heureusement la boulangerie « Vie de france » était là pour nous remettre un peu de baume au cœur pour le dîner! Après une nuit des moins reposantes (merci les portes en papier et le spectacle « son et lumière » du couloir toute la night!), on s’est promenées dans la ville sous un grand soleil dans le but d’observer les temples Kofuku-ji et Todaï-ji. Ce dernier étant le plus grand édifice en bois au monde, il dissimule en son sein le plus grand Buddha en bronze. Superbe! On a également été à la rencontre des daims qui dominent la cité. Pas compliqués à trouver, il y en a partout! Un truc de fou. On s’en est néanmoins pas approchées de trop près. Ils ne vous lâchent plus sinon! C’était d’ailleurs assez plaisant de voir les gens qui donnaient un biscuit à l’un d’entre eux se faire poursuivre par toute la bande ensuite. Enfin, pour notre dernier repas ensemble on s’est fait un resto typique Okonomiazy avec plaque chauffante en centre de table. Chouette.
Quelques heures de transports plus tard, on se disait au revoir sur les rames du métro de Tokyo Station. Snif! Marianne devait aller vers l’aéroport et moi en sens inverse au centre ville afin de rejoindre mon hôtel « cabine » le temps d’un week-end. Fantastique expérience que ces nuits dans une chambre de 2m2 avec un peu l’impression d’être dans un film futuriste! Par la suite, pour mon dernier jour japonais j’ai été exploré les alentours du Jardin Impérial avec une délicieuse pause dans le resto-boutique de Robuchon au milieu des buildings de Marounouchi. En somme un bon dimanche ensoleillé… mais en solo! Ça fait toujours un brin bizarre au début. Et puis c’était tellement bien!
Lundi 16mai, réveil excessivement matinal pour quitter Tokyo. Fini le Japon, déjà! Trop court, je reste avec un goût d’inachevé. J’en suis certaine… je reviendrai! Une chose est sûre en tous cas je me souviendrai longtemps de cette quinzaine dans « un autre monde » avec ma ptite Marianounette! Absolument ravie de ces bons moments passés ensemble à une période où je commençais vraiment à fatiguer. Je vous vois venir… « Fatiguée de quoi? Elle est toujours en vacances! » Et bien oui, voyager c’est fatiguant! Celles et ceux qui sont venus faire un bout de chemin avec moi ont pu constater que vadrouiller au long cours n’est pas de tout repos. Mais me voilà reboostée à bloc! Thanks Marianne and see you Japan! « Bang bang »! En attendant je vous laisse… ce soir, j’ai rencard! Sayonara.
Eh oui là c’est fini fini !… Derniers jours nippons très bien résumés, j’avais presque oublié l’appart de Nobukooooo !!
Gros musu et vivement les photos de la suite de ton voyage !! (elle a retrouvé son bronzage australien xaxa ?)
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What?! Oublier Nobuko… pas possible! 😉
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rrra j’adore !! surtout la petite phrase : surtout que je me faisait courser par une biche (oui, il y en a un paquet sur l’île!). « Mais il est où ce p… de ryokan?! Bambi veut me bouffer mon sac »… Marianne était morte de rire!
j’en rie aussi en vs imaginant !! lol
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Ravie de vous faire rire! 😂
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