A l’heure des retrouvailles…

Dimanche 17 juillet, je réalise que cela fait 28semaines que je n’ai pas vu Ama. L’envie de venir me rejoindre avec son acolyte Texa a grandi peu à peu et d’après ce qu’il se dit au pays, il parait même qu’elle vient me chercher! Voyager avec ma « moman chérie », quelle meilleure façon de mettre un terme à mon aventure? Surtout lorsqu’on rajoute une touche désopilante aux retrouvailles avec un « Rendez-vous en terre inconnue »! Une simple blague au départ qui devient un objectif dément au fil du temps. On finit par se prendre au jeu! D’ailleurs je vous raconte pas les galères quand j’ai appris que l’obligation d’un visa pour entrer dans l’État venait d’être réinstaurée. Vive les complications! Heureusement que Texa ma super complice gère… et pas que la fougère! C’est donc sans avoir la moindre indication sur la destination qu’Ama a pris la route le samedi 16 juillet à 4h du mat’ en compagnie de Texa… et d’un super chauffeur : Battitt! Oh, à cet instant là elle a bien quelques idées en tête, « j’ai rêvé de ci » ou « j’ai pensé à ça » mais rien de concret. Elle voulait garder la surprise jusqu’au bout. Parfait. Ça semblait possible, d’autant que tout le monde ne connaît pas la capitale de la Mongolie! Texa s’est par conséquent occupée des diverses démarches comme l’enregistrement des sacs et la gestion des passeports. Départ de Biarritz, passage par Paris et check-in pour Moscou : le plan fonctionnait à merveille… jusqu’à LA rencontre! LE moment où tout a basculé! Une maladresse du steward à l’embarquement et hop fini tous nos efforts. Le mec : « Alors vous allez en Mongolie? » Ama : « Euhhh… » Le mec : « Et bien oui, Oulan Bator c’est en Mongolie! » Ama : « Ben, en fait c’était une surprise mais bon! » Texa peste tout ce qu’elle peut à côté alors que monsieur se confond en excuses quand il comprend sa boulette. Comme par hasard il fallait qu’elle tombe sur le seul employé bavard de l’aéroport! Sans ça, elle serait arrivée sur le sol mongol sans savoir où elle mettait les pieds. Bref, pas grave. Ongi etorri Mongoliara!

Après une courte nuit, c’est donc toute fébrile que j’ai rejoint de très bon matin l’aéroport de UB. Youhou, « les vieilles » débarquent aujourd’hui! Leur vol a du retard alors que pour une fois je suis en avance. Rhhhh, l’attente devient insoutenable quand soudain, sacs Quechua sur le dos… les voilà enfin! On pose vite fait nos valoches à l’hôtel et on file pour un petit déj bien mérité au Café Code que j’avais découvert la veille. Tellement de choses à se raconter, quel plaisir. « Et alors, comment t’as su que c’était la Mongolie? » « A cause d’un andouille au moment de prendre l’avion à Paris! Texa était folle!!! » On passe la matinée tranquille à papoter presque comme si on s’était vu hier. Il fait bon là dehors sur la banquette, baignée de soleil… et remplie de philatélistes! A la fois étrange et sympathique! Durant ces deux premiers jours ensemble on a profité des vertus de la vie en ville, histoire de prendre des forces avant le road trip quelque peu ardu qui nous attend. Je n’ai pas pu m’empêcher de les ai emmené dans mes endroits fétiches de la capitale mongole comme le Café Bene évidement pour faire le plein de vitamines et le Bistrot Français pour notre premier dîner toutes les 3. Un bon verre de vin en terrasse, quel bonheur! On a par la suite eu un coup de foudre pour le resto Veranda qui domine le temple Choijin Lama et, bien décidées à ne pas se priver, on y est aller non pas 1 fois, non pas 2 fois mais 3 fois! Un régal. Enfin, un coup de cœur pour notre cher Zaya Hostel. On a kiffé l’accueil chaleureux d’Anand… et le confort de la maison!

Et à part se faire plaisir, vous avez fait quoi à Ulaanbaatar? D’agréables visites comme le Monastère Gandhan Khiid avec son bel extérieur et son immense statue, le Musée National très intéressant à propos de l’histoire douloureuse du pays ou encore le Musée d’art Zanabazar que j’avais arpenter en solo la semaine avant. Et des découvertes artistiques saisissantes, notamment le spectacle du Théâtre National. C’était juste ouaouhhhhh! Chants gutturaux ou diphoniques, contorsions ahurissantes, danses sublimes et orchestre d’opéra : 1h20 de perfection pour une douzaine d’euros seulement. On a adoooooooooré! Encore une fois l’art mongol me colle la chair de poule et les larmes aux yeux. En attendant d’être aussi « renversée » par  le tour d’une semaine en Mongolie Centrale dès demain,  sur la route des nomades… là où le mot aventure prend tout son sens! La suite très vite.

 

2 réponses sur « A l’heure des retrouvailles… »

  1. Trop enorme ! !!! C’est vrai que Texa gère toujours !! Amie fidéle sur qui je peux toujours compter les yeux fermés…
    Sobera kontent zure berriz ikustea ene alaba maitea !!……

    J’aime

Laisser un commentaire