C’est l’histoire de To(u)to(u) à Tokyo…

Trop de choses à dire sur Tokyo… la plus grande ville du monde méritait bien 2 articles! D’accord, la capitale nipponne qui s’étend sur 7835km2 est au coude à coude avec New York question superficie mais pour le reste elle rafle haut la main le titre de plus « grande » mégalopole du monde, au sens propre comme au sens figuré. Tokyo : lieu de tous les records! Agglomération la plus peuplée au monde (avec 35millions d’habitants soit plus d’un quart de la population de l’archipel), plus haute tour d’observation du monde pour la Skytree et ses 634m, plus grand marché aux poissons du monde avec Tsukiji, plus grand carrefour piétons-voitures au monde dans le quartier de Shibuya, etc… tant de superlatifs, c’est fou! De quoi vous donner le tournis! Vous imaginez donc bien qu’on s’est pas ennuyées! On a passé une semaine entière à Tokyo, strict minimum pour avoir un peu le sentiment d’en avoir fait le tour. On y était pendant la Golden week, la semaine du 3-4-5 mai. Ces trois jours sont en fait fériés ici (journées de la Constitution, la nature et les enfants), donc les Japonais font donc le pont et c’est toute une semaine de vacances pour eux. Du coup il y a du monde partout, surtout en dehors de la ville puisque les tokyoïtes en profitent pour visiter leur beau pays. Sachant cela, on avait décidé de faire tout simplement l’inverse… et on a bien fait! On a pu apprécier Tokyo sans la foule qu’on a ensuite rencontré à Kyoto la semaine suivante. Je dis pas qu’on était seules dans la city (loin, très loin de là!) mais on été quand même un peu plus tranquilles.

On a d’ailleurs commencé en beauté avec le Koishikawa Korakuen Garden. Magnifique et fréquenté essentiellement par des locaux, parfait pour notre premier jardin japonais! On a beaucoup aimé cette première journée de promenade cool cool avec en prime un excellent yakisoba à midi (pas difficile de convertir Marianne à mon petit péché mignon! J’adhère, j’adore!) et la découverte d’un magasin dans le quartier des libraires et musiciens avec pleins de petits objets et souvenirs trop « mimicha »… sans oublier bien sûr l’achat du splendide sac à dos de Lady Arhancet, trop swag! Le lendemain on a fait une virée au Tsukiji market… génialissime! Le marché principal était fermé pour cause de fête spéciale jour férié, l’occasion pour nous de voir des trucs rigolos comme des files d’attente énoooooormes pour les stands de bouffe ou animations, le concert d’un girls band en petites jupettes (certainement connu ici car les gens étaient à fond en train de chanter, trop drôle!), une mascotte du genre « bonhomme de cetelem » qui fait le show ou encore le coin « photos ridicule ». Bien sympathique. Vous n’aurez pas de mal à deviner de quel cliché je veux parler! Voir un peu plus bas. On a ensuite fait le tour des marchés extérieurs. Quelle bonheur de pouvoir goûter à tout dans la rue, miam! Petite pensée pour le Daifuku à la fraise, pas mal en dessert. Et le poisson « madaï »… une tuerie! On a évidemment pas pu s’empêcher de faire quelques emplettes et ainsi charger encore un peu plus nos sacs (déjà bien lourds, en moyenne 20kg sur le dos pour Xabibi!) en cacahuètes au wasabi et autres délices. L’après-midi fut moins mémorable dans la rue Takeshita Dori. Décrite comme la rue des boutiques folles et des looks déjantés, on y a vu qu’une foule immense coincée entre deux murs de buildings et magasins. Sympa sans plus. On est rentrées crevées d’avoir dû jouer des coudes pour se frayer un chemin et surtout d’avoir bataillé le soir pour trouver un supermarché à peu près digne de ce nom dans notre cher centre ville. Pas vraiment leur truc de faire les courses apparemment. Le jour suivant, après un passage éclair devant la « Tour Eiffel » made in Japan, un moment qui ne manquait pas de piquant dans le quartier Roppongi Hills : celui que Marianne attendait tant, le bar à hérissons! Limité à 30minutes de câlin avec l’animal, j’avoue que j’ai eu du mal avec le concept. Et puis ça pique et ça bouge dans tous les sens ces bébêtes! Cela dit c’était quand même chouette. Un bon déjeuner à la table de Mr Bocuse (on se refuse rien, en même temps à 20euros le menu on a pas hésité longtemps!) et hop nous voilà au superbe temple Meiji-jingu avec son torii colossal et sa belle forêt à l’entrée. Mon préféré! Et histoire de pousser encore plus loin dans les contrastes, on a terminé dans le bouillonnant coin de Shibuya. Carrefour géant, panneaux publicitaires grandioses et boutiques aux néons tape à l’œil : une vrai fourmilière ce Times Square nippon! 4ème jour : 2 objectifs. Faire valider nos « JR Pass » pour le train (échec cuisant, on reviendra demain avec nos passeports, rhhhh!) et se faire la Skytree! Nous sommes donc parties à l’assaut de cette célèbre tour à la pointe interminable en essayant de braver la foule grâce à nos billets « no queue ». Et là, réussite! De là haut, vue imprenable à 360degrés sur la ville qui s’étend à perte de vue. On en voit jamais le bout en fait. Puis on s’est rendues tout près de là, à Asakusa et son beau temple Senso-ji. Le fameux « Aaaaaahhhhh Asakusa! ». Une visite très agréable en fin d’aprem dans ce quartier super joli couronnée d’un instant magique… la rencontre de « toutous » encore plus « toutous » que nous! Lol! Le vendredi ne fut pas une des meilleures journées. Ça avait pourtant bien démarré avec une promenade bien sympathique au calme dans Yanaka et une mamie toute mignonne au pied d’un temple désert qui nous a offert des biscuits. Mais le temps s’est gâté dans l’après-midi et la pluie ne nous a pas permis de profiter pleinement du parc d’Ueno. Un peu la loose donc mais qu’importe, après un repas dans un resto à la plus pure tradition japonaise (une véritable expérience!) on file à Akihabara. Immeuble Sega, vitrines de mangas, salles de jeux et pharmacie ambiancée par une musique métal qui sort des hauts-parleurs… pas de doute, on est bien dans le quartier électronique! Le lendemain, le beau temps était de nouveau au rendez-vous pour aller à la découverte des buildings de Shinjuku. Il faut dire qu’on a été vernis au niveau météo. Beaucoup de soleil en cette semaine dans la capitale, on n’en attendait pas autant. Mais ça tombe bien parce que aujourd’hui… on déménage! On dit adieu au petit appart tout cosy de Peter à Ochanomizu pour retrouver le confort d’une bonne chambre d’hôtel à Ryogoku et ainsi se rapprocher du stade. On peut pas faire plus près, on est juste en face. Que la route à traverser, voilà qui va arranger nos affaires pour demain matin! Mais pour l’heure nous voilà parties en vadrouille dans Shinjuku, l’arrondissement des gratte-ciel, banques et autres centres d’affaires. On monte au sommet de l’hôtel de ville pour une belle vue mais petite déception, toujours pas de Mont Fuji à l’horizon. On passera le reste de la journée à flâner, voire même à se perdre, dans les rues « chaud chaud » de Kabuki-cho puis dans Ryogoku, faute de n’avoir trouvé un parc ouvert. Tout ferme vers 16h ici, dommage. Toutefois la balade était plaisante au milieu des locaux. Une bonne (mais courte!) nuit de sommeil plus tard, nous voici fin prêtes pour le grand jour : le 8 mai 2016. Pendant que vous étiez encore dans les bras de Morphée (à prendre des forces pour Herri Urrats pour certains!), nous on s’est levées à 5h30 du matin pour aller voir… un tournoi de sumos!!! C’était incroyable. Une journée inoubliable! Laissez-moi vous raconter ça et vous faire un peu rêver. Levées aux aurores (il faisait déjà bien jour je vous rassure), on se débarbouille rapido, on traverse l’avenue et hop, nous voilà bon pied bon œil (enfin presque!) dans la file d’attente à 6h du mat’! A vue de nez déjà une centaine de personnes devant nous. Aie aie aie, pourvu qu’on est des places! Tous les billets se sont vendus en un jour en avril mais on sait qu’ils gardent ceux de la dernière rangée pour les vendre le jour même. On patiente sagement jusqu’à 7h30 comme les copains (presque uniquement des Japonais) dans la ligne droite quasi parfaite comme tracée au cordeau. Et oui, on est au Japon je vous le rappelle! Le temps passe étonnamment vite. On nous distribue des papiers numérotés en nous demandant de nous mettre par rangées de 4. Number 104 et 105, bien vu l’aveugle! On nous fait avancer et à 8h00 précise le tambour résonne du haut de sa tour annonçant l’ouverture des festivités. On est comme des balles… ça y est, on a nos tickets!!! On trace direct au stade pour s’en mettre pleins les yeux. On pensait seulement passer 2-3heures là pour voir à quoi ça ressemble mais finalement on y reste quasiment non-stop jusqu’à 14h15, la dernière minute si on veut pas rater notre train pour Hiroshima. Rrrrhhhhhh, on aurait bien aimé voir les combats de la fin de journée! De 8h à 18h sans se lasser du spectacle je vous jure. Parce que oui, bien plus qu’un simple sport de lutte, un combat de sumos c’est avant tout un beau spectacle! Il faut les voir faire leur entrée sur scène et enchaîner avec leur « danse des étirements » (le shiko) pour chasser les mauvais esprits avant de s’élancer l’un vers l’autre lors du premier contact assez violent qui décoiffe généralement leur joli chignon… vraiment excellent! J’en ai immédiatement le sourire aux lèvres rien que d’y repenser. Et que dire du show de l’arbitre costumé (le gyõji) avec son éventail, des juges en kimono noir autour de l’arène (les shinpan autour du dohyõ, de vrais petits rois!) ou encore des mecs de l’entretien qui nettoient, brossent et arrosent régulièrement le cercle de combat en argile tassé?… juste parfait! Et le truc le plus surprenant : le « roulé-boulet » du blessé, trop lourd pour être dégagé de la piste autrement. Hallucinant! On a passé une superbe matinée à admirer des dizaines de combats qui se suivent mais ne se ressemblent pas depuis notre carré VIP « Press only ». Ok, on s’est un peu incrustées comme on nous l’a fait remarquer vers 13h mais il y avait pas un chat jusqu’alors… et puis il y en a tout de même une de nous deux qui est de la maison, merde!

Après un tel émerveillement difficile de quitter Tokyo. On a adoré cette ville folle pleine d’oppositions… et de bonne bouffe aussi! Ah, la nourriture japonaise. Je risque d’en faire saliver plus d’un (ou une en particulier, Tina petite pensée pour toi!) si je vous en parle de trop. On s’est régalées même si on a apprécié quelques entorses au régime local parfois avec des restos français ou encore le glacier australien Baskin Robins… pour le plus grand bonheur de Marianne! Souvenir souvenir! On a bien rigolé aussi avec moults blaguounettes comme le coup du lait congelé en pleine gueule (pas si congelé que ça en fait, sorry!), le cuiseur à riz que je prend pour une machine à pain, la soirée « digicode », etc. Et nos petites chansons quotidiennes avec « Bang bang », « Shake it off » et autres slams… On s’est découvert encore plus de points communs qu’on ne pensait! Fou! Vraiment top. Mais vite vite, cessons de perdre du temps en réflexions. On sort du stade en princesses par l’allée centrale des lutteurs (les rikishi ou o-sumõ-san, on dit pas sumotori ici) et on se dépêche comme on peut avec nos « big bags » pour rejoindre la gare de Tokyo Station. C’est qu’on a un Shinkansen à prendre… et ici l’heure c’est l’heure! La suite très vite…

 

Une réponse sur « C’est l’histoire de To(u)to(u) à Tokyo… »

  1. J’ai l’impression que c’était hier en te lisant ! Trop de bons souvenirs !
    Hâte de lire la suite et de voir les photos de toi attaquée par une biche sous la pluie battante !!! 😉

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