Ça y est, ma première guest est partie, snif!snif! Christine est bien rentrée au pays dimanche dernier donc me voilà seule pendant près d’un mois avant que Christelle n’arrive. Rendez-vous le 13 février à Santiago de Chile!
En attendant, je suis restée quelques jours de plus à El Calafate que je connais maintenant par cœur. J’aime bien cette ville… malgré son vent fou! J’y ai pris mes marques et c’était très sympa de se poser un peu avant de descendre encore plus au sud vers Puerto Natales en Patagonie chilienne vendredi. Donc après avoir passé 2 jours à régler des histoires de réservations de transports et logements à venir, changer d’hôtel-auberge deux fois, faire des mises à jour sur internet ou encore lessive, etc (et oui, la vie de globe-trotteur c’est pas super fun tous les jours!)… j’ai profité des alentours de la ville en faisant une excursion très sympa hier à la Estancia 25 de Mayo, à prononcer « macho ». C’est vrai que je vous ai pas parlé de l’accent local et la prononciation del castellano par les Argentins. Ici tout ou presque se prononce « ch »! Du coup yo devient « cho », llegamos devient « chegamos », etc… vous imaginez bien que pour eux mon prénom est simplissime à dire! Mais revenons à nos moutons. Ben, des moutons justement j’en ai pas vu dans l’Estancia mais par contre pleins de vaches, chevaux, lièvres ou encore guanacos sauvages (trop mignons!)… et des terres, des terres, des terres à perte de vue! Tantôt paysages désertiques tantôt sol fertile et rivière, la propriété est assez petite pour le coin mais fait pas moins de 10km de large sur 35km de long, rien que ça! Le tout sur les hauteurs d’El Calafate avec vue panoramique sur le Lago Argentino… vous voyez un peu la valeur du truc! Bref, une très belle journée (25 degrés et pas de vent, rarissime!) avec notre guide Mathias et les 3 fils du ranch super sympas qui nous ont expliqué pas mal de choses sur les champs et leur culture (pour un rendement correct 1vache pour 7hectares du fait de l’aridité des lieux, d’où la taille démesurée des estancias en Argentine) mais aussi sur l’histoire du coin (glaciers, fossiles…), la végétation environnante, etc. Et on a bien sûr fini la journée avec un bon repas! Le burger argentin, hummm! D’ailleurs, Christine, l’un des fils m’a fait goûté le maté… dégueulasse! T’as rien loupé. J’étais accompagnée d’un couple de jeunes Argentins (végétariens, lol!) et d’un autre (un peu moins jeune!) de Français. Tous adorables. On a bien discuté… et bien ri aussi! Vraiment très chouette!
Aujourd’hui, je me suis baladée dans la Laguna Nimez, zone protégée qui jouxte la ville. Cette lagune, en plus d’être très jolie, abrite une trentaine d’espèces d’oiseaux différentes et se trouve juste à côté du Lago… Argentino bien sûr! Encore et toujours lui! D’ailleurs, j’ai appris quelque chose de nouveau sur ce lac. En fait c’est « la plage » du coin. Pas mal de monde s’y baignait cet aprem avec les montagnes en toile de fond, la classe!
Demain, treck au glacier Perito Moreno! Une petite folie… plus de 100euros pour la journée tout de même mais apparemment c’est grandiose. Et oui, qu’on se le dise, l’Argentine est devenue presque hors de prix pour les voyageurs. La Patagonie en haute saison c’est la ruine! Mais bon, c’est pas tous les jours que j’aurais l’occasion de dire « J’ai marché sur un glacier! » Et qui plus est le seul glacier au monde qui ne fond pas depuis des centaines d’années je vous le rappelle. Article spécial à venir très prochainement avec photos et sensations…
Il faut enfin que je vous avoue quand même qu’en écrivant cet article ça me fait un peu bizarre de dire « je » et non plus « on » mais je pense que je vais m’y faire très vite. Tant de belles rencontres et de paysages magnifiques m’attendent. Pas le temps de s’ennuyer! La suite dans quelques jours depuis le Chili. D’ailleurs, Le Routard dit au sujet de cette région « Tout est extrême dans le sud de la Patagonie : les paysages, le climat, orageux et froid sauf en été où le soleil pointe parfois son nez, et les sentiments qu’elle inspire, inoubliables. On est au bout du monde, au bout de la route. On ne pouvait rêver d’une plus belle fin pour un si grand continent ». Tout un programme!
P.S : « The man who sold the world » de Nirvana à fond sonore dans le salon de l’auberge de jeunesse où j’écris… encore une petite pensée pour toi frérot! C’est fou ce que la bonne musique m’inspire!
oui effectivement tu es super inspirée, j’ai adoré ton article Xabina. J’ai envie de reprendre l’avion pour aller marcher sur le glacier!
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Magnika !
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Xaxa randonneuse?!! j’adoreuu !! c’est magnifique…
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