Trop de retard accumulé sur le blog, c’est à présent depuis la maison que j’écris pour vous raconter les derniers épisodes de ma folle aventure autour du monde. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin paraît-il! Article débuté en voyage et terminé sous le soleil de notre cher Pays Basque…
Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de commencer en musique! Ah, c’est vrai que je l’aime cette île de Java… et pas que le temps d’une chanson comme dirait Serge, le génie de la prose! Situé à l’ouest de Bali, sa petite sœur qui lui vole trop souvent la vedette selon moi, ce lieu magique n’a pourtant rien à lui envier. Plus grande, plus peuplée et plus authentique aussi, Java laisse sans voix les touristes assez peu nombreux encore qui s’y aventurent avec ses temples millénaires, sa végétation luxuriante et ses volcans spectaculaires (120 recensés dont 17 en activité). Ok, c’est vrai qu’on ne vient pas vraiment ici pour les hôtels de luxe et la bronzette sur les plages de rêve contrairement aux autres îlots du pays. Java c’est surtout une beauté simple et sauvage, une nature exceptionnelle et une belle diversité. Et puis il y a aussi ses habitants qui cultivent encore l’art de vivre à la javanaise, souvenir de l’époque des sultans, et pratiquent des religions différentes dans le respect (essentiellement des hindous et musulmans ou « hindous-muslims » comme le dit si bien mon hôte Yudu). Avec une densité démographique impressionnante (près de 60% des Indonésiens sont javanais), en fait l’une des plus grande de la planète avec plus de 135millions d’habitants (et presque autant de scooter, mode de locomotion essentiel ici!), aucun risque de se sentir seul sur cette terre s’étirant sur 1000km d’ouest en est… sans pour autant être étouffé par les touristes! Quelle bonheur après la foule de Bali!
De retour donc mi-juin en Indonésie mais en solo cette fois, j’ai commencé mon séjour sur Java directement par la très jeune et « open minded » ville de Yogyakarta au centre. Exit la capitale Jakarta qui offre apparemment le meilleur comme le pire. Après un accueil royal de Yudu, propriétaire du chouette hôtel où j’ai posé mes valises quelques jours, j’ai vite pris mes aises dans cette cité débordante d’étudiants en 2roues ou « becak » (pousse-pousse) entre visite sympa du centre-ville et du Kraton (palais royal), moments de détente au Café Viavia ou au Warung Sejenis (ma cantine!) et même courses au supermarché au milieu des locaux (pas facile de passer inaperçue au rayon fruits et légumes!). J’ai adoré me poser quelques temps ici malgré l’appel à la prière insupportable qui émanait de la mosquée toutes les nuits à 3h du matin, de loin le plus long et le plus prise de tête que j’ai jamais eu. Je me souviendrais du reste longtemps de mon premier soir de balade dans Yogya jusqu’à Sosro près de Malioboro et de la petite frayeur de carte bleue qui va avec (Thanks Adeline!). Sinon les deux incontournables du coin c’est les temples de Prambanan et Borobudur, très touristiques mais à ne surtout pas manquer. Le premier est un ensemble de temples hindous en cours de restauration suite au tremblement de terre de 2006 qui a ravagé cet endroit vieux de plus de 1100ans. Cette sortie « Prambanan sunset » a été l’occasion d’une rencontre agréable, un couple de quinquagénaires français et leur fils voyageant d’est en ouest en Indonésie. Une discussion avec eux et hop me voilà définitivement convaincue par l’intérêt d’aller jusqu’à l’île de Flores à la fin du mois. Par contre, pour le coucher de soleil on repassera! Une averse monumentale a éclaté alors que je me trouvais près du super joli temple Candi Sewu à 1km de l’entrée du site. Et bien sûr la bonne surprise au moment où les gouttes redoublaient d’intensité : le parapluie prêté par l’hôtel était cassé! Je vous laisse imaginer à quoi je pouvais bien ressembler en arrivant à la voiture toute ruisselante dans ma p’tite robe détrempée après un quart d’heure de marche sous une pluie battante. Une vrai serpillière! L’autre édifice culte de la région c’est le temple de Borobudur, le plus grand monument bouddhique au monde dont la construction a duré 75 ans entre les VIIIème et IXème siècles. Pour vous donner un ordre d’idée, à l’époque aucune cathédrale ne se dressait encore en France. A ce jour, la symbolique du lieu reste un mystère : mandala de pierre géant favorisant l’ascension spirituelle du croyant, temple emblématique de la plénitude du chiffre 9 ou université, personne ne sait. Le site se situe quoi qu’il en soit au milieu d’un véritable écrin de verdure gorgé de rizières et de palmiers. La promenade captivante se termine d’ailleurs inévitablement au sommet du monument d’où la vue sur les environs est grandiose. Aucun regret par conséquent d’avoir écourté ma nuit de sommeil pour admirer le magnifique lever du soleil du haut de la colline de Setumbu Hill. Magique!
Autre temps fort à Java : le road trip de 3 jours vers les célèbres volcans. S’il y avait juste un truc sur lequel je ne voulais pas faire l’impasse durant mon looooong voyage c’était bien cette échappée belle vers l’est de l’île. Ayant vu ces dernières années plusieurs reportages et de nombreuses photos sur ces géants à moitié endormis, j’attendais avec impatience d’en prendre plein les yeux. Une aventure que je ne suis pas prête d’oublier! La suite très vite…