Lundi 16 mai 2016. Réveil encore plus matinal que d’habitude parce qu’aujourd’hui j’ai un impératif : 9h15 décollage de l’aéroport Tokyo Haneda. J’ai excessivement mal dormi cette nuit dans ma cabine, trop de bruit à côté, etc… tellement désespérée que je finis au Spa de l’hôtel à 5h30 du mat’, oui oui la vérité! Mais peu importe, ce soir j’ai rencard! Transfert jusqu’à l’aéroport nickel (évidemment, « à la japonaise »!) et vol avec Singapore Airlines top. Hôtesses de l’air sublimes, bon confort, personne à côté et filmographie super récente, je me fais « plaise » avec une série que j’adore et ne vois pas le temps passer. Arrivée à Singapour avec un peu d’avance, 1er constat : tout le monde parle bien anglais ici. Très agréable après le Japon! Convaincue par l’employé du Point Info de la faisabilité des faits, je décide d’aller à la rencontre de mon mystérieux rendez-vous directement à sa sortie de l’avion et ainsi de créer la surprise. Raté! Visiblement, KLM avait aussi de l’avance. Oh, certainement pas beaucoup mais assez pour se louper. Tant pis, on va faire ça par la voie classique : papiers, bagages puis retrouvailles. « Welcome to Singapore! » me dit le mec de l’immigration avec un large sourire, rare. Il veut même me taper la causette mais pas le temps. Je me perds un peu dans les couloirs, l’occasion de découvrir cet aéroport grandiose avec beau design, jardins et même apparemment volière à papillons. Fou. Le plus beau que j’ai jamais vu je crois. « Mais vite bon sang, je dois retrouver quelqu’un! » Rhhhhh, encore une fois je fais poiroter les gens! Je débarque au terminal 3 avec ses fascinantes gouttes d’eau en bronze suspendues et c’est là, comme prévu au niveau des arrivées, que je le vois enfin… debout parmi la foule avec son sac sur le dos! Mon Battittouuuuuuuu! Youhou, trop contente de le revoir! « T’as pas trop changé?! » « Et toi non plus! » et blablabla. On se rend ensuite à l’arrêt de bus pour le transfert au centre-ville. Et là, l’orage éclate!!! Un truc de malade avec des éclairs qui nous claquent juste à côté et une pluie démentielle. On apprécie d’être à l’abri dans ces cas là. 2ème constat : je retrouve le climat tropical laissé en Australie, aie! On va avoir chaud, très chaud les jours suivants et se transformer souvent en flaque ambulante lors des visites. L’humidité ici est pouahhhh… extrême! Je vous dis pas la « cata » capillaire. Il a fait vraiment lourd au début mais heureusement ce fût bien plus respirable lors de notre second passage ici.
Et à part ça Singapour c’est comment? Et bien, c’est génial. Une île, un État, une ville… Singapour c’est tout ça à la fois! Décidément après Buenos Aires, Auckland, Sydney et Tokyo, c’est sur Singapour que je craque à présent. J’adore les paysages à couper le souffle et les grands espaces mais je me découvre bien plus « urbaine » que je ne pensais. Toutes ces capitales sont vraiment très agréables et, désolée de le dire mais, tellement plus accueillantes que notre Paris nationale. De passage avec Battitt pour deux jours avant de s’envoler vers Bali, je m’y sentais si bien que j’y suis restée 4-5jours de plus après son départ. Sinon dès notre arrivée, 3ème constat : 100% cosmopolite la Cité-État qui vient de fêter ses 50ans d’indépendance en 2015! La ville regroupe en effet en son sein des communautés et religions bien différentes qui cohabitent visiblement sans heurts. Incroyable mais vrai! On a rencontré des singapouriens (oui oui Battitt ça se dit comme ça, j’ai vérifié!) très sympas comme la jeune indienne avec ses succulentes salades, la nana toute mignonne de l’auberge de jeunesse pleine de bons conseils, le mec de l’hôtel-cabine aux petits soins ou encore le stewart-comique avec son « I touch, you touch, he touch and everybody is gonna touch! ». De bons moments. 100% avant-gardiste aussi. La ville la plus chère du monde veut manifestement rayonner sur l’Asie et exploiter au maximum sa position commerciale exceptionnelle. Etonnant le nombre d’énormes bateaux qu’on peut voir s’approcher de la côte tous les jours. « Ordre, famille, prospérité » pourrait être la devise de l’île, au risque d’instaurer un régime dénoncé comme étant trop ferme parfois.
En 48h, on a pu profiter de la ville et notamment de « notre » magnifique quartier de Boat Quay. La vue depuis la terrasse de l’auberge sur les buildings et Marina Bay Sands au loin était folle. La vrai carte postale! Cette planche de surf géante (ou bateau, tout dépend votre imagination) posée sur trois piliers regroupant hôtel de luxe et centre commercial gigantesque (il font pas semblant en Asie, à côté nos Galeries Lafayette c’est de la gnognotte!) est effectivement l’image la plus connue de la cité. Véritable prouesse architecturale! Impressionnant. D’ailleurs, les « archi » s’amusent pas mal dans cette métropole où les constructions tendances s’entremêlent avec les anciens bâtiments coloniaux. Encore une fois, une belle diversité. On a beaucoup aimé notre première journée de découverte et ce malgré quelques gouttes dans l’après-midi. Fort heureusement Battitt avait un « paraploche » caché dans son sac, thanks. On s’est donc promenés tranquille dans des lieux très différents entre Boat Quay, la jolie esplanade de Marina Bay, le quartier de Bugis ou encore Little India et Chinatown… vraiment typiques, comme si on y était! Ce petit veinard de frangin aura eu un bel aperçu de la richesse asiatique en un temps record. Mais notre moment préféré ce jour là restera notre émerveillement devant un immeuble grandiose qu’on a de suite surnommé « Gotham city ». On se serait cru dans Batman, je vous jure! On a eu du mal à quitter ce bel endroit et j’y suis même retournée seule deux p’tites semaines plus tard juste pour le plaisir, enfin quasiment. Grosse pensée pour toi cher Battitta, …-an lau ttitta! Ha Ha! Le lendemain on a pris la route du célèbre Singapore Zoo et on a pas été déçus du voyage. À la hauteur de sa réputation! Tous les animaux de la planète (ou presque!) y sont représentés dans de beaux espaces sans clôtures. Seuls des obstacles naturels et la végétation les empêchent de vous sauter dessus. On a adoré cet après-midi, là aussi quelque peu humide. Mention spéciale pour des bébêtes adorables telles que le sosie de Gérard (mais sans son Picrate!), le bébé rhino en pleine tétée, les majestueux orang-outans, les sublimes zèbres et girafes (mes préférés à tout jamais!) et bien sûr le « sketch » des babouins. De vrais petits bonhommes! Enfin, « big up » pour les éléphants qui nous ont sorti le grand jeu avec « moon walk » et course-poursuite comme des gosses autour des arbres… trop drôle! Ah, quel farceur ce « trompe-jaune »! Le dernier temps fort de notre séjour à Singapour a été le coucher de soleil au sommet de Marina Bay Sands à notre retour d’Indonésie. Après s’être un peu incrustés au bar du Skypark près de la piscine, on a vu la ville s’illuminer peu à peu. Superbe mais malheureusement pas le temps de traînasser car déjà l’heure pour Battitt de filer prendre son long vol retour… il aura profité jusqu’à la dernière minute en tous cas! On se quitte au métro Bayfront. Cette fois pas de doute, c’est bien la fin des vacances ensemble. Après des au revoir touchants (première fois que ça me perturbe autant!), j’ai donc été m’installer dans mon hôtel-cabine (et oui, j’ai remis ça!) et Chinatown est devenu mon QG. J’y ai pris mes p’tites habitudes et c’était franchement très agréable de se poser quelques jours. Ma « chambre » était chouette avec une super télé connectée. YouTube, Google ainsi que tout un tas de films et séries en streaming… le pied! Je suis retournée flâner en ville et évidemment du côté de Boat Quay et Clarke Quay tout près du quartier chinois. J’adore définitivement cet endroit. Joli mélange de styles entre buildings éclairés, bars branchés, édifices historiques et petits « bumboat » sur l’eau mais aussi hommes d’affaires, sportifs du soir, vendeurs ambulants et touristes… aussi sympa de jour que de nuit! Et pour mon dernier jour j’ai refait une virée vers Marina Bay pour le sublime parc Gardens by the Bay et ses Supertrees. Il faut les voir ces arbres géants faire leur show en musique une fois la nuit tombée! Et pour finir en beauté, un très beau spectacle « son-eau-lumière » sur l’esplanade. Une belle soirée.
Bref, j’ai beaucoup apprécié mon passage dans cette ville moderne et confortable (ah, ça fait du bien de temps à autres!) malgré une météo capricieuse. En même temps « chanter sous la pluie » à Singapour… Comment pourrait-il en être autrement?
P.S : envie de pousser ma petite gueulante! Un peu déconnectée de l’actualité pendant un certain temps, j’ai pu rattraper mon retard récemment à Kuala Lumpur. Et quelle désolation! Il y en a marre de ces idiots de hooligans et encore plus ras le bol de ces cons de terroristes. C’est affolant de voir que les infos ici tournent quasiment en boucles qu’avec ce qu’il se passe aux USA ou en Europe. Il semblerait que j’ai pas vraiment choisi la bonne année pour partir. Cela dit, je ne me sens absolument pas en insécurité en solo à des milliers de kilomètres de la maison alors que certains d’entre vous ne se sentent pas toujours très à l’aise en France en ce moment. Fou non?! Mais de toutes façons, rien à f…! Comme dit Marcounet, « Si c’est notre heure ben… » So let’s go friends! Vivre ensemble avec nos différences dans le respect et la tolérance, c’est possible! Singapour en est un excellent exemple, tout comme la Malaisie où je viens de passer deux belles semaines. Article à venir prochainement. Mais pour l’heure c’est « l’île des Dieux » qui nous attend. Alors, je prend mon fréro sous le bras (ou ne serait-ce pas plutôt l’inverse?!) et hop, on s’envole pour Bali! La suite des aventures de Baba et Xaxa bientôt…
Canon !!
J’aimeJ’aime
Pour vous mettre dans l’ambiance… j’adore!
J’aimeJ’aime